Maths et Délires
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Fragments littéraires en tous genres...
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Auteur Message
sophie
Tendance maths et délires inquiétante


Inscrit le: 23 Juin 2005
Messages: 113
Localisation: courbevoie

MessagePosté le: 27 Juin 2005, 11:27    Sujet du message: Fragments littéraires en tous genres... Répondre en citant

... du moment que c'est vous qui les avez écrits. Ca peut être de la poésie (d'ailleurs, Xavier, c'est quoi le prochain thème ?), de la prose, de la poésie en prose, de la prose poétique, ou un truc informe Wink

Pour commencer, de la prose non poétique Very Happy

UN JOUR, TU LUI DIRAS OUI

Où que tu ailles, il te suit.

Tu te penches sur ton balcon et tu le vois, là, qui s'étend devant toi, visage flou et multiforme que chacun de tes rêves a remodelé. Il remplace l'herbe, l'arbre, la route, qu'il dévore goulûment dans son expansion inéluctable. Rien ne lui résiste, il est l'infini que tu cherches.

Tu crois que tu veux fuir cette image.

Tu t'asseois là-haut, sur le rocher, mais il se dégage des eaux bruyantes de l'océan, avec chaque vague, s'infiltrant en toi comme l'intuition sonore de l'absolu. Il nettoie ton esprit de tout ce qui le mine, l'écrase, l'englue. Parce qu'il peut tout effacer, il est la pureté même.

Il te fait peur, mais il t'attire inexorablement.

Au sommet de la montagne, tu le sens, émanant du tapis de plantes et de fleurs qui recouvre l'abîme. Il dilate tes sens et exalte ton âme, comme un fruit défendu et pourtant tellement accessible, à portée de ta main. Libérateur de toute souffrance, dissipant la douleur, il est le calme harmonieux auquel tu tends.

L'appel du vide.

Où que tu ailles, il te précède.
Car il est en toi, dans chacune de tes pensées, comme une solution à tout. Ce serait si facile...
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christine
Légère tendance aux maths


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Messages: 24
Localisation: région parisienne

MessagePosté le: 27 Juin 2005, 14:54    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore Very Happy, t'es sûre que c'est de toi Razz ? nan t'inquiète je te crois ;).

--
Christine, que trop beau
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Cerise
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Messages: 3323
Localisation: Rennes

MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:04    Sujet du message: Répondre en citant

Allez j'y vais... Morceaux choisis.

Bon pour commencer, mes deux plus vieux poèmes (enfin sans compter les scibouillages d'enfants que je n'ai pas gardés)

Au tournant d'une rue

Au tournant d'une rue,
Je rencontrai le vent.
Il traversait les nues,
Murmurant de doux chants.

Au tournant d'une rue,
Je croisai un enfant.
Il courait, ingénu,
Candide et innocent.

Au tournant d'une rue,
J'aperçus deux amants,
Qui, heureux et émus,
S'embrassaient sur un banc.


___________________________________________________

Douce détresse...

Un enfant rêve
Un enfant rit
Un enfant se lève
Un enfant vit

Un enfant tombe
Un enfant pleure
Et sous les bombes
Un enfant meurt

C'est une p'tite comète
Qui bouge
C'est une p'tite planète
Toute rouge
C'est un océan
De sang

Un enfant lit
Un enfant joue
Un enfant sourit
Fièrement debout

Un enfant pousse
Un gros caillou
Dans une secousse
Tombe à genoux

C'est une p'tite comète
Qui bouge
C'est une p'tite planète
Toute rouge
C'est un océan
De sang

Un enfant aime
De tout son cœur
Chante des poèmes
Qui disent le bonheur

Un enfant se démène
Dans le malheur
Hurle la haine
Et la rancœur

C'est une p'tite comète
Qui bouge
C'est une p'tite planète
Toute rouge
C'est un océan
De sang

_________________
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amo ergo sum

Méfiez-vous de l'assassinat ; il conduit au vol et, de là, à la dissimulation.


Dernière édition par Cerise le 27 Juin 2005, 15:08; édité 1 fois
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Cerise
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Messages: 3323
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:04    Sujet du message: Répondre en citant

Un peu de prose...

Imagine...
Tu rêves à cette semaine... Ton esprit vogue sur les flots près de
Saint-Malo...
Imagine...
Tu te remémores chaque instant, comme si c'était hier seulement. Au
début... Quand tu es arrivée... Tu ne connaissais personne... Et puis,
petit à petit, tu as découvert un univers dont tu ne soupçonnais pas
l'existence... Tu as découvert des gens qui te ressemblaient, te
comprenaient. Tu as ouvert une porte, tu as souris. Tu as aimé.

Tu te rappelles. Et tu oublies le reste. Tu oublies l'Avant, ton
enfance, tes premiers pas, tes premiers mots, tes premiers chiffres !
L'école, le collège... Tes rires, tes pleurs, qui ne valent pas les
rires de cette semaine-là, qui ne valent pas les pleurs du départ. Tu
oublies l'Après, ta rentrée dans une nouvelle classe... Qui ressemble
tant aux autres... Les cours de maths trop faciles, que tu comprends
avant qu'on te les ait expliqués.
Et comme maigres vestiges de ce bonheur disparu, un épais cahier jaune
que tu ne peux que serrer contre ton coeur, modeste reflet
d'un rêve évanoui, semble te promettre un si vain espoir...

Tu rêves, tu te souviens, et soudain un soupir t'échappe... Puis ce
soupir se mue en un douloureux gémissement, qui se transforme en un cri
intérieur, et tu ne peux refouler tes larmes... Tu sens monter en toi
cette détresse, comme un grand vide, un grand vide causé par l'absence
de ceux que tu voudrais revoir, serrer dans tes bras, avec qui tu
voudrais reprendre en coeur toutes vos chansons, vos hymnes d'amitié et
de fraternité... Tu tends les bras, comme pour toucher ces ombres qui
disparaissent lorsque tu les effleures... Tu luttes... Tout disparait...
Tout fuit à ta vue... Et rien que l'absence, l'absence, l'absence, pour
seule et éternelle compagne !

_________________
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Cerise
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:08    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques courtes, juste pour décrire un moment instantané...

La plage est devenue déserte
Sous le vent frais de l'automne
D'écumeuses vagues vertes
S'échouent sur le sable, monotones.

Les estivants ont tous fui
Depuis déjà plus d'un mois
Et le silence de la nuit
Se fait pesant autour de moi...


________________________________

Je marche, solitaire ; il me faut traverser
Le lycée vide comme un navire échoué
D'une pâle lueur, éclairé par la lune
Je me fonds dans la nuit, nous ne formons plus qu'une.

Je frissonne, j'ai froid, remonte mon manteau
Des coups sourd répétés, au loin cogne un marteau
Mais ce marteau ne tape, en fait que dans ma tête
Comme si j'avais fait toute la nuit la fête.

_________________
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Cerise
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:13    Sujet du message: Répondre en citant

Allez un peu d'amour Wink

Ma poupée

Aux enfants je n'ai rien à envier
Elle est le plus beau des jouets
Ma poupée
Ils ont des poupées en plastiques
De vulgaires poupées synthétiques
Quelle pitié
Même si elles ferment des yeux
Savent dire maman ou areuh
Leurs poupées
La mienne sait rire et chanter
Elle sait tendrement m'embrasser
Ma poupée
Je n'ai plus jamais peur la nuit
Quand elle dort au creux de mon lit
Ma poupée
Le soir quand je joue avec elle
Elle me sourit et elle est belle
Comme une fée
Je ne serai jamais trop grand
Pour jouer à papa et maman
À la poupée
Moi, c'est normal, dans ce jeu-là
Je joue à être le papa
Du bébé
Mais elle, elle n'est plus l'enfant
Car elle sera la maman
Ma poupée


___________________________________________________

Secrets serments des amoureux
Tendres câlins, rêves heureux
Ces quelques vers qui nous rassemblent
Font rimer les amants ensemble

La nuit calme nous appartient
Le jour joyeux est mien et tien
Le soir et le matin timides
Nous couvrent de baisers humides

Pas de bouquets ni de bijoux
Mais ta main dans mes cheveux roux
Je ne veux ni or ni richesses
Tiens seulement tes promesses

Secrets serments des amoureux
Tendres câlins, rêves heureux
Ces quelques vers qui nous rassemblent
Font rimer les amants ensemble


___________________________________________________

Jeune amoureux
Au regard tendre
Veux-tu m'attendre
Nous serons deux

Si je soupire
Loin de tes bras
C'est pour mieux rire
Quand tu es là

Nos promenades
Main dans la main
Bel Italien
Douces balades

Vivons d'amour
Sans inquiétude
Vivons toujours
Sans habitude

Bel Italien
Je me rappelle
L'amour t'appelle
Tu te souviens

Poésie folle
Ne cherche un sens
À des paroles
Sans importance.


___________________________________________________

Coule le fleuve d'or dans le soleil couchant
S'éteint tout doucement la rumeur de la ville
À la nuit appartient la campagne docile
Les oiseaux à leur tour interrompent leur chant.

Ce moment est offert aux amoureux complices
Éloignés des regards, ils se donnent la main
Ils se font des serments et parlent de demain
S'inventant un bonheur plein de miel et d'épices.

S'embrassant, se touchant, à l'abri de leurs draps
Découvrant des secrets qu'ils sont seuls à connaître
Ils offrent en cadeau l'un et l'autre leur être
Deux êtres passionnés qui ouvrent grand les bras.

Le jour les trouvera tous les deux côte à côte
Et ils s'étonneront d'avoir pu s'endormir
Dans leur cœur restera le précieux souvenir
Partagé à l'abri du lit qui fut leur hôte.

_________________
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Cerise
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Messages: 3323
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:20    Sujet du message: Répondre en citant

Et encore d'autres...

Les trois cent dix-neuf nuits et trois cent vingt journées
Qu'il faut encore attendre avant ton cher retour
Me sembleront durer vingt cruelles années
Le temps est toujours long loin de mon grand amour

Il y a plus d'un an, déjà, que tu navigues
Et ton parfum me manque, et ton rire, et tes yeux
Ton navire est chargé de raisins et de figues
Mais tu n'as pour pays que les flots gris ou bleus

Voici cinq mois ton fils est né loin de son père.
Déjà dans son regard, je retrouve le tien
Et nous lui donnerons une soeur ou un frère
Des que tu reviendras, ton coeur contre le mien.

___________________________________________________

Fillette aux cheveux roux, fillette aux yeux bleu-gris
Tu habites Nabeul, à deux pas de la plage
Ta petite maison, tes parents, tes amis
Le ciel bleu, les palmiers, voici ton paysage.

Fillette aux cheveux roux, fillette aux yeux bleu-gris
Dans la cour de l'écol', timide et solitaire
Tu as quitté ta ville et changé de pays
Tu ne parles jamais, tu ne sais que te taire

Comme tous les enfants, fillette tu grandis
La solitude reste avec l'adolescence
La rancœur et l'ennui, bien immortels soucis
Ne sont pas morts avec la fin de ton enfance

Mais ton adolescence avance et puis sourit
Voici qu'elle t'apporte une vraie joie de vivre
Elle vient te donner amoureux et amis
Voici que tu renaîs, que le bonheur t'enivre


___________________________________________________

La Foule

Foule dense et bruyante
Foule horrible, étouffante
Immense comme un cri
Qui me guette et me suit
Animation de ruche
Je marche et je trébuche
La foule autour de moi
Ignore mon émoi
Je tremble, je panique
Au milieu de ce cirque
Je veux sortir d'ici
La foule me poursuit
Elle éloigne le rêve
Sans accorder de trève
Ces gens-là sont heureux
Je ne suis pas comme eux
La foule me bouscule
Avance et puis recule
La foule, où que je sois
Semble guetter mes pas
Je cherche un regard frère
Mais je me désespère
Personne tout autour
Pour me porter secours


____________________________________________________

Sombre réveillon de Noël
Sombre réveillon sans soleil
Et je me bouche les oreilles
Bien loin du pays des merveilles

Tombe tombe la pluie
Tombe tombe la pluie

Grisaille et vent, ciel en souci
Grisaille dans le coeur aussi
Passe le temps, passe la vie
Souffle le vent, tombe la pluie

Tombe tombe la pluie
Tombe tombe la pluie

Noël en pleurs, Noël déçu
Cadeau donné, cadeau reçu
Mais sans plaisir ; et retenues,
Les larmes tombent loin des vues.

Tombe tombe la pluie
Tombe tombe la pluie

Des perles d'eau le long des cils
Des araignées tendent leurs fils
Je me sens seule sur mon île
Regard silencieux et docile.

Tombe tombe la pluie
Tombe tombe la pluie


____________________________________________________

Le Musicien

Tu as trente ans à peine, étrange musicien,
Et de ton modeste art tu cherches le soutien,
Courbé sur ta guitare et perdu dans tes rêves,
Ta musique qui court, notes longues et brèves.
Malgré ton habit pauvre et tes yeux fatigués,
Ta musique est magique et tes airs enchantés,
Tu charmes les esprits comme Orphée et sa lyre
Et seulement alors on peut te voir sourire
Quand sur ton instrument tu fais glisser tes doigts,
Musique, seule chose en laquelle tu crois.
Ta guitare de bois est ton unique amie,
Quand tu la fais vibrer, tu lui donnes la vie,
C'est ta seule famille et ta seule patrie.


____________________________________________________

Le Petit Prince et le businessman

Sept cent quarante huit mille trois cent cinquante
Trois millions deux cent deux mille huit cent soixante
Quatre vingt-deux millions huit mille trois cent six
Trois cent quatre millions trois mille deux cent dix.
Ainsi l'homme comptait, il comptait les étoiles.
Les araignées, plus loin, tissaient leurs longues toiles,
Mais il ne leur prêtait pas la moindre attention,
Perdu dans son calcul, dans sa longue addition.
Un jour, un visiteur découvre sa province,
Enfant aux cheveux blonds, appelé Petit Prince.
Il pose des questions, innocent et curieux ;
L'homme aux astres prétend être un homme sérieux.
L'enfant ne comprend pas pourquoi cet homme compte.
Cet homme ne connaît ni scrupule ni honte,
Il s'est approprié les astres, voyez-vous,
Il les compte depuis, comme on compte ses sous.
Mais il n'a pas le temps de raconter des choses,
Cet homme ne connaît pas le parfum des roses,
Il n'a jamais vraiment regardé ces objets,
Ces étoiles qu'il compte et ces astres volés.
Le petit prince, lui, s'interroge et s'étonne,
Ne comprend pas non plus cette grande personne.
Alors il se retire, il repart au matin.
Le jeune voyageur reprend son long chemin.


____________________________________________________

Je voudrais être belle...

Je voudrais être belle, irrésistiblement
Jouer avec le coeur de plus d'un prétendant
Une beauté fatale et un charme insolent.

Je voudrais être belle, une beauté farouche
Que l'on veut caresser, embrasser sur la bouche
Mais dont le coeur s'enfuit chaque fois qu'on y touche.

Je voudrais être belle, belle comme un saphir
Belle et insaisissable ainsi qu'un doux zéphyr
Je voudrais que mon corps soit amour et désir.

Je voudrais être belle, incroyablement belle
Une blonde déesse, Aphrodite immortelle
Athéna la guerrière ou Héra la cruelle.

Je voudrais être belle, ensorceler les coeurs
Même si quelquefois, je devrais voir des pleurs
Quand je refuserais quelque bouquet de fleurs

Je voudrais être belle, afin de te séduire
Toi qui ne m'as jamais accordé un sourire.


____________________________________________________

Poème de l'homme fou

Homme seul, homme fou, homme désespéré
Il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer
Parfois pour t'échapper de cette terre hostile
Tu grattes quelques mots de la pointe d'un style
Sur un vieux calepin, seul véritable ami.
Dans ce grand univers, tu n'es qu'une fourmi.
Ton esprit est perdu, ton âme se désole
Enfermés dans ce corps, rigide camisole.
Souvent, tu veux crier ta rage et ta douleur
Mais un murmure à peine exprime ton malheur.
Personne ne t'entend, personne ne t'écoute
Chaque respiration, chaque soupir te coûte
Tu vis de pleurs et d'eau, de vent et de chagrin
Les semaines, les mois, s'écoulent grain à grain
Tu cherches dans ton coeur le soutien d'un rêve ivre
Tu ne demandes rien, rien d'autre que de vivre
Vide est ton pauvre coeur, rongé par la passion
Tu vois déjà la mort par anticipation
Et tu fuis, tu as peur, tu rejettes tes larmes
Ton esprit retentit de terribles alarmes
Tu cherches le soleil au milieu de la nuit
Tu cherches le bonheur au milieu de l'ennui
Silencieux et muet, tu traverses la vie
Et tu comptes les jours dans rêve et sans envie
Tu déambules sans attirer un regard
Tu t'éloignes du rang comme un fantôme hagard
Seul sur ton océan, sur un bateau qui sombre
Perdu comme un marin noyé dans la mer sombre
Ou flottant, balloté, sur un faible radeau
Abandonné de tous, tu portes ton fardeau
[...]

____________________________________________________

« Bonne journée maman, bonne journée papa »
Comme tous les matins, depuis trois ans déjà,
L'écolier de neuf ans se traîne vers l'école
En maudissant tout bas l'enfance qu'on lui vole.
Que de moments perdus, assis sur un banc froid,
Quand on pourrait rester tranquillement chez soi !
Mais il faut écouter, à longueur de journée,
À longueur de semaine, et à longueur d'année
Les propos ennuyeux d'ennuyeux professeurs.
Comme il préférerait courir parmi les fleurs
Et jouer à l'indien dans la forêt voisine,
Déjeuner dans les bois plutôt qu'à la cantine.
Ses parents lui ont dit : « Il faut bien travailler,
Pour, quand tu seras grand, avoir un bon métier ! »
Addition, soustraction, conjuguer le verbe être...
Le regard attiré plutôt par la fenêtre
Que par le tableau noir, il laisse son esprit
Quitter la classe sombre et ses leçons d'ennui.
« Jeune homme, répétez ce que je viens de dire ! »
La voix dure du maître interrompt le délire
De l'enfant étonné, et surprit à rêver.
Penaud et balbutiant, il doit bien avouer
Qu'il n'a pas tout suivi ; il était en voyage
Au pays des oiseaux, perché sur son nuage.
Le maître le rappelle au pays des leçons,
Des devoirs, et, hélas, aussi des punitions.

____________________________________________________

Je voudrais oublier.
Oublier cette vie, oublier cette terre,
Oublier la souffrance et oublier la guerre,
Ne plus penser à rien, rendre mon tablier.
Je voudrais m'endormir, me perdre dans mes rêves,
Je voudrais oublier que l'on meurt tous un jour,
Que mon coeur est aveugle, et mon esprit est sourd,
Je voudrais allonger mes nuits courtes et brèves.

Je voudrais oublier.
Me soûler un bon coup, oui, je voudrais être ivre,
Oublier dans l'alcool tout mon dégoût de vivre,
Tandis que de mon temps tourne le sablier.
Retrouver le bonheur grâce à cette bouteille,
Et boire sans plaisir, juste pour oublier.
Que ça tourne l'esprit, que ça fasse chanter,
Griser le lendemain et oublier la veille.

Je voudrais oublier.
Effacer de mon coeur les sanglots et les larmes,
De ma tête les cris, les tourments, les alarmes,
Qui ont hanté mes jours, faute de bouclier.
La vie et ses hasards, comme un jeu de tarot,
Un cruel jeu de dés, ont fait pencher la mienne
Du côté du malheur, des pleurs et de la peine.
Je voudrais simplement repartir à zéro.

____________________________________________________

Des mythes étonnants, contant la Grèce Antique,
Décrivent les exploits de héros courageux,
Face à des monstres forts, à l'allure mystique,
Histoires se passant dans de célèbres lieux,
Les rivages de Crète ou les villes d'Attique,
Ou bien le mont Olympe, où résident les Dieux.
Des exploits ponctués de douceur érotique,
Visages féminins au charme mystérieux ;
Mais toujours contrarié, cet amour dramatique,
Ennemi du héros, le rendra malheureux.

Mais parmi tous les lieux d'histoire fantastique,
Il en est un pourtant qui attire mes yeux ;
Un lieu plus que tout autre étonnant et mythique :
Le monde des Enfers aux rivages hideux.
Chaque âme est comme une ombre au regard pathétique,
Elle ère sans raison loin des matins heureux,
Sous le pouvoir d'Hadès, roi de ce lieu tragique,
Le bonheur est banni, loin du Soleil radieux.


____________________________________________________

Il traversait l'hiver dans son grand manteau blanc
Quelquefois s'asseyait dans le parc, sur un banc.
Si nul ne connaissait ni son nom ni son âge,
Chacun se souvenait très bien de son visage.

Son regard était pâle et ses yeux fatigués
Ses cheveux longs et gris tristement emmêlés
Il semblait ne pas voir les gens qui le croisaient
Sous la pluie, ignorait les gouttes qui tombaient.

Un jour, il est parti, on ne l'a plus revu.
En gardant son mystère, il avait disparu.
Avait-il donc repris un éternel voyage ?
Puis on l'a oublié, on a tourné la page.

____________________________________________________

Peur

Peur et chagrin
Peur de demain
La vie me bouscule et m'abîme
Et je vis au fond d'un abîme
Mystérieuse peur
J'ai peur de l'erreur
J'ai peur de l'incertitude
Mais aussi de l'habitude
Peur du jour, de la nuit
Du silence et du bruit
Je veux prendre la fuite
Ou bien prendre une cuite
Pour tout oublier
Pour recommencer
Je ploie et je plie
Je crois et je crie
Je suis à bout
J'ai peur de tout

____________________________________________________

De mon vivant, je fus belle
Et puis la mort, la cruelle
Vient me ravir mes vingt ans
C'était il y a longtemps.

Depuis, mes chairs éphémères
Ont subit le temps, les guerres
Mon corps flétri et usé
Par les vers est tout rongé

J'ai vécu trop peu, j'enrage
De devoir tourner la page
Et, jalouse des vivants
Je tuerai leurs enfants.

Tremblez, mortels en détresse
Car je suis la vengeresse
Et me voici de retour
Ça devait venir un jour

Priez, pleurez, petits hommes
Car tous, humains que nous sommes
Aurons affaire à la mort,
La faucheuse sans remords.

Moi qui ne fus pas ailleule
Je ne veux être la seule
À être morte trop tôt.
Vous me rejoindrez bientôt.

____________________________________________________

La mer qui se confond dans l'horizon lointain
Les palmiers agités dans le petit matin
Les plantes et les fleurs revêtent leurs parures
Sur les arbres fruitiers, les oranges sont mûres
L'Etna se dresse au loin, ses sommets enneigés
De son fertile sol naissent les orangers
Chaque ville respire un parfum d'Italie
Linge sur les balcons, et rues pleines de vie
Pâtes, tiramisu, les repas sont copieux
Et le soir, fatigués, nous regagnons nos pieux.
Quand nous devrons quitter les rives de Sicile,
Oui, nous regretterons cette merveilleuse île

____________________________________________________

La tête pleine de trous
Le cerveau comme un gruyère
C'est terrible, j'oublie tout,
Tout ce qu'on me dit de faire,
Tout ce que j'avais appris,
Tout ce que j'avais compris.
Ma mémoire a quelques failles,
Mon esprit est surmené
Et mes souvenirs déraillent
Quand il s'agit d'étudier.
À force d'être étourdie
Je sombre dans la folie
J'oublie jusqu'à la raison
J'oublie le bonheur, la joie,
Le chemin de ma maison.
J'oublie de chercher ma voie.
Dans mon monde de fourmi
Je vais mourir sans ami.

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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:23    Sujet du message: Répondre en citant

J'aurais du faire une catégorie "spleen" en fait, y'en a plein qui iraient dedans Wink

Allez, celle que j'avais écrite pour le chap' :

Fraîcheur
De la nuit
Rôdent les loups
Le chaperon rouge
Doit bien faire attention
Le grand méchant loup a faim
Et il cherche une jeune proie
Mais la petite fille est maligne
Elle vaincra le loup grâce à sa laisse
Munie d'une très solide muselière
Le loup se fait piéger, attacher comme un bleu
Devenu un simple chien de compagnie
La fillette le ramène chez elle
L'attache à sa niche et le nourrit
De boîtes de pâté pour chiens
Et le pauvre loup regrette
Sa vie sauvage et libre
Perdue à jamais
Pour les beaux yeux
D'une fille
Jolie.

_________________
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:24    Sujet du message: Répondre en citant

Et puis une très courte nouvelle pas encore tout à fait terminée (peut-être jamais, d'ailleurs Wink)

Lors des nombreuses soirées entre amis auxquelles participe mon mari, et auxquelles je l'accompagne toujours, les discussions finissent invariablement par porter sur mon métier.
C'est à chaque fois la même chose.
« Et vous, que faites-vous dans la vie ? » Je sais que la question me sera toujours posée.
« Moi ? ai-je pris l'habitude de répondre, oh, moi, je suis poète. »
Je connais par cœur la discussion qui suit immanquablement. On s'émerveille, on s'exclame, quel beau métier, vous devez avoir du talent, et caetera, et caetera. Mais toujours, toujours, on finit par poser la question qui brûle la langue et qu'on ne veut surtout pas poser trop tôt :
« Mais, financièrement, celà doit être dur... N'êtes-vous pas trop dépendante de votre mari ? »
En général je me contente de répondre évasivement : « J'ai un bon éditeur. »

Bien sûr, au début celà a été dur. Quand, justement, je n'avais pas encore trouvé d'éditeur. Mon mari, Marc, a toujours tout fait pour m'encourager, pour que je continue à écrire... Mais, c'est vrai, je ne voulais pas être trop dépendante de lui. Je voulais être capable de gagner ma vie correctement. En outre, deux salaires, ce n'est pas de trop pour nourrir une famille de trois enfants - même si à l'époque nous n'en avions qu'un...
Je me suis accrochée, j'ai eu besoin de tout le soutien de Marc ; mais quand, enfin, mon premier recueil a été édité, quelle joie ! J'ai compris que je pouvais réaliser mon rêve : vivre de la poésie.

Marc, lui, a préféré garder les pieds sur terre. Il a choisi un métier moins aléatoire. Il fait du commerce, il a un poste haut placé dans une bonne entreprise. C'est dans le cadre de son métier qu'il assiste à tant de soirées, de rencontres entre collègues et amis...
Il sait que les perpétuelles questions sur mon métier m'agacent ; c'est pourquoi il hésite toujours avant de participer à ces soirées. Est-ce que je veux venir ? Est-ce que je préfère rester tranquillement, sans lui, à la maison ? Ou bien est-ce que je préfère que nous restions tous les deux ce soir ? Il me pose ces questions avant chacune de ces soirées. Et en général, à chaque fois, je réponds que je veux bien l'accompagner. Je sais que ces soirées sont importantes pour lui, afin de rencontrer d'éventuels clients ; je sais que ça lui fait plaisir lorsque je viens avec lui, et d'ailleurs, moi non plus je n'ai pas vraiment envie de me séparer de lui ; et enfin, je considère qu'il a déjà fait suffisamment de sacrifices pour me permettre de continuer dans ma voie.
Après tout, ces soirées ne sont pas si pénibles pour moi.

Et puis la lettre est arrivée.
Un matin, à l'heure du petit déjeuner. Mon fils aîné, Bastien, est entré dans la cuisine avec l'enveloppe.
« Maman, une lettre de ton éditeur... »
Mon éditeur, qui me signalait qu'il rompait notre contrat. La poésie ne se vend plus aussi bien. Mes recueils ne sont plus compétitifs. Il est sincèrement désolé, il apprécie beaucoup mes œuvres, mais comprenez, ma chère madame, éditer un livre nécessite de l'argent, il faut donc que le livre se vende suffisamment bien, on ne peut pas inventer les sources de financement ; je suis abattue.
Marc me serre dans ses bras.
« Ce n'est pas grave, ma chérie, tu vas retrouver un autre éditeur ! Tu as beaucoup de talent ; et comme tu as déjà été éditée, ils n'hésiteront pas autant qu'à tes débuts... »

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sekhmet
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

Vous écrivez des trucs géniaux... c'est vraiment super...
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La meilleure façon d'marcher récursivement,
C'est encore la nôtre,
C'est de mettre un pied d'vant l'autre
Et d'recommencer !


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sophie
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 19:17    Sujet du message: Répondre en citant

Cerise, j'ai beacoup aimé celui de la poupée, et le texte qui commence par imagine (d'ailleurs, j'en avais écrit un du même style après avoir lu le tien, quand tu l'avais mis sur l'ancien forum). Sinon, je vois que tu aimes aussi le livre Le Petit Prince :)

Bon, je mets deux réécritures de chansons (mais y'a plus rien de commun avec l'original, si ce n'est qu'on peut les chanter sur le même air)... c'est en anglais pas contre (avec sûrement des fautes Wink) (les chansons originales sont The long and winding road, des Beatles et All things must pass, de George Harrison)

The long and narrow trails that float all over
Are endless thoughts meanders where I slip and wander
There are so many ways, which one leads to you ?

The dark and crushing cloud that leaves only fears
Has lost me in the storm, blind under my tears
Don't keep me alone here, just show me the way

Together, days would be lit
But jow make you know it
I'm trying desperately
But you don't seem to see

And still the tangled roads were my mind is kept trapped
To find joy and daylight, a single road is apt
THis long path is the way, the way to your heart

But still the tangled roads where I crawl, torn apart
To find the dawn of life, only one road is apt
Take me to the sunrise, lead me to your heart

---

Streams of universe in your moves
Scents of waves caressing your hair
Each breathing close to you in my heart has sculpted grooves
Made me melt away, my soul is bare

Warmth of your smile
And shiver in your eyes

Radiances of future around you
And dreams of worlds filling your mind
Drops of love that unveil the sea I wish to get to
Surge of tenderness, so much to find

Warmth of your smile
And shiver in your eyes
Dawn on your lips
Flood of life in your sight
And the rays coming from you
Pass through my heart, too
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sophie
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 19:23    Sujet du message: Répondre en citant

Le poèmes sur les thèmes de Xavier Wink

Je remercie d'abord mon directeur de thèse
Qui me fit découvrir le chemin de l'ascèse ;
La joie dans la douleur, le bonheur dans la peine,
La calme solitud' que le travail amène.

Longues soirées passées à la bibliothèque
Pendant que mes amis buvaient en discothèque ;
Le mystère exaltant des problèmes ardus
Ne les atteignait pas ; ils ne m'appellent plus.

Nuits prenantes chez moi, mon teint devint blafard,
J'écrivais sans relâche au milieu des cafards ;
Heure ô combien tardive à laquelle, épuisé,
Je roulais sur mon lit ; mon amie m'a quitté.

Vacances et voyage en des contrées lointaines
Pas le temps de traîner, les colloques s'enchaînent,
Ma famille a cessé de vouloir m'inviter,
Téléphone inutile ; ils m'ont tous oublié.

---

Les trois-cent-dix-neuf nuits et trois-cent-vingt journées
Où sans te le montrer j'apprendrai à t'aimer
Où sans trop le cacher mes yeux vont te chercher
Et j'attendrai l'union de nos deux destinées.

Peu importe le temps, les moments de souci
Quand mon coeur est froissé, que mon âme soupire
Un jour viendra peut-être où ta main va me dire
De rester près de toi, que ma vie est ici.

Un jour viendra j'espère où ton regard profond
Rêveur, sera brouillé d'émotion vacillante
Qui rendra ma voix sourde et ma joue frissonnante
Dans cet échange pur nos sens communieront.

Peu importe le temps, ce sera du passé
Pourvu que cet instant un jour nous soit donné
Et que timidement nous ayons deviné
La chaleur de l'étreinte et le feu du baiser.


---

Pour le "bonne journée maman, bonne journée papa", je le mettrai quand Xavier l'aura mis sur son site (parce que je crois pas l'avoir gardé, oups)
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Cerise
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MessagePosté le: 27 Juin 2005, 23:58    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, on en a aussi réécrit des chansons, hein Sekh Wink
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Salque
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MessagePosté le: 28 Juin 2005, 20:58    Sujet du message: Répondre en citant

Cerise, c'est vraiment genial... Je pense qu'il me faudra encore bien du temps et du travail pour t'egaler !
Moi pour le moment je n'ai ecrit aucun poeme dont je puisse vraiment etre fier... J'ai un peu essayer, mais le probleme, c'est que ca me prend enormement de temps : je mets des mois a trouver, choisir et polir mon langage. Du coup, c'est extremement genant, parce que j'ai a peine le temps de composer quelques vers, que l'etat d'ame qui m'a pousse a ecrire le poeme disparait... Enfin je suis peut-etre un peu trop exigeant envers moi-meme.
En ce moment, je travaille sur le theme "Je realise enfin que ce qui est crucial" ; j'essaie d'ecrire un sonnet. La j'ai termine le premier quatrain et je suis en train de composer le deuxieme...
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Cerise
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MessagePosté le: 28 Juin 2005, 21:04    Sujet du message: Répondre en citant

La dernière poésie que j'ai postée sans compter celle sur le chap' et le loup, je l'ai écrite en 2 fois... Et la deuxième fois, ma source d'inspiration n'était pas la même que la première, peut-être que ça se sent Wink
Tiens, essaie de trouver entre quels vers il y a eu la transition, pour voir...
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Salque
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MessagePosté le: 28 Juin 2005, 21:10    Sujet du message: Répondre en citant

Non je ne vois pas du tout...
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Cerise
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MessagePosté le: 28 Juin 2005, 21:11    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, je ne dis pas, je lance le défi à qui veut.
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Toumaff
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MessagePosté le: 30 Juin 2005, 21:24    Sujet du message: Répondre en citant

Franchement, respect pour ces écrits, ils sont vraiment géniaux!!!
Avant de les lire je pensais mettre quelques petits poèmes de moi, mais je ne le ferai pas, il ne valent rien, surtout par rapport à ca.
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wiat
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MessagePosté le: 30 Juin 2005, 21:36    Sujet du message: Répondre en citant

Cerise a écrit:
Bon, je ne dis pas, je lance le défi à qui veut.

Bin, plus ou moins au pif, après le vers "Le loup se fait piéger, attacher comme un bleu"?
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Vian
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Cerise
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MessagePosté le: 01 Juil 2005, 9:29    Sujet du message: Répondre en citant

Non pas celle-là ! J'ai dit la dernière sans compter celle du chap' et du loup Smile

Celle-là je l'ai faite en une seule fois...
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