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Chevêche
Taupin(e) ou équivalent


Inscrit le: 07 Oct 2005
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Localisation: Au fond d'un bois, ou vers le clocher des Jacobins

MessagePosté le: 01 Nov 2006, 15:37    Sujet du message: Répondre en citant

Parfois, le soir, les mots ne me viennent pas.
Plus je les cherche, moins je les trouve, comme des enfants qui se cacheraient et s'amuseraient, riant sous la cape de mon échec.
Alors je pose ma plume solitaire dans le vide, et je la laisse aller à sa guise.
Souvent, les débuts sont hésitants, errant à droite, à gauche…
Puis une décision se prend, une destination se dessine, accessible ou non, et toute la plume s'arque et se tend, sa volonté captée.
Le vent siffle de plus en plus, le vide s'emplit, se noie, les lettres s'entrechoquent, se mélangent, s'échangent, l'ivresse des profondeurs attire toujours plus loin, toujours plus au cœur…
On est là, le sanctuaire des sons, les chants entremêlés, la phrase mélodique qui sort, brille, que l'on attrape et tire, qui conduit dans ses développements sinueux, dans ses arabesques élégantes, lentement à la surface.
Lâché, ce lien ténu, et tout repose comme avant, moi dans mon fauteuil, et la plume dans un vide devenu plus gris.
_________________
"Debout au bord du lac se tenait une fine jument alezane, sa délicate silhouette se reflétant entre le bleu gris du ciel et l'herbe rase des prémisses de l'été."

"La rage l'emplit soudain, une bête noire montant en lui grignotant les intestins, la vidant, la dépeçant de toute matière, coquille vide animée par une furie sombre, pantin aux mains de l'irraison."


Dernière édition par Chevêche le 02 Nov 2006, 16:37; édité 1 fois
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Salque
Mathématicien(ne) fou (folle)


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MessagePosté le: 01 Nov 2006, 22:22    Sujet du message: Répondre en citant

Je trouve ca tres joli, et tres juste !
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Chevêche
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MessagePosté le: 02 Nov 2006, 16:38    Sujet du message: Répondre en citant

Merci.
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Cerise
Admin gentil


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Messages: 3324
Localisation: Rennes

MessagePosté le: 05 Nov 2006, 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a ces projets, ces choses innombrables,
Qui dorment patiemment au fond de nos tiroirs
Il y a des leçons, exercices, devoirs,
Qui n'attendent que nous, blottis dans nos cartables.

Un désir nous surprend souvent en plein boulot
Quand on aura le temps, on fera telle chose
Ah ! Que ce sera bien ! On l'enrobe de rose
Ah ! Que ce sera beau ! Puis on l'oublie bientôt.

Et puis l'on a toujours énormément à faire,
Les courses, la vaisselle, ou recoudre un blouson,
Il faudrait bien, un jour, repeindre la maison,
Y'a cet article, aussi, qu'il faut que je réfère !

La cuisine est bien sale, il faut la balayer !
Un soir, j'aimerais bien aller voir ce spectacle.
Oui, on a tant à faire ! Alors par quel miracle
A-t-on pourtant toujours le temps de s'ennuyer ?
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Twisted Evil Victime vengeresse Twisted Evil

amo ergo sum

Méfiez-vous de l'assassinat ; il conduit au vol et, de là, à la dissimulation.
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Chevêche
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Localisation: Au fond d'un bois, ou vers le clocher des Jacobins

MessagePosté le: 10 Nov 2006, 15:23    Sujet du message: Répondre en citant

"..." [silence admiratif]
Qu'est-ce que j'aimerais savoir écrire en vers comme ça!
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Emir Sabah al Sabah
Légère tendance aux maths et aux délires


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MessagePosté le: 10 Nov 2006, 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Chevêche a écrit:
"..." [silence admiratif]
Qu'est-ce que j'aimmerais savoir écrire en vers comme ça!

En effet ce n'est pas gagné...
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Salque
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MessagePosté le: 25 Nov 2006, 17:14    Sujet du message: Répondre en citant

Genial ! J'aime beaucoup la chute... C'est tellement vrai tout ca !
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Chevêche
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MessagePosté le: 23 Juin 2007, 19:34    Sujet du message: Répondre en citant

La nuit était tombée, mais elle étouffait toujours. La chaleur abrutissante avait cédé la place à l’apaisante fraîcheur nocturne, mais elle bouillait, asphyxiée de sa fournaise intérieure. Elle allait et venait dans la pièce exiguë, s’asseyait un instant et se relevait aussitôt, incapable de se calmer. Elle s’arrêta à la fenêtre, et frissonna. L’angoisse, nouée en boule dans son bas-ventre, montait doucement, avec une inexorable lenteur, une inéluctable progression qui la menaçait à la gorge. Elle prit une ou deux inspirations saccadées, et essaya d’expirer calmement. Sa respiration s’apaisa peu à peu, mais elle restait tendue. Elle sursauta quand la porte s’ouvrit, et se retourna brusquement.
« Alors ? »
Elle avait mis plus d’impatience qu’elle ne l’aurait voulu dans ce mot. Sans rien dire, on lui fit signe de suivre. Elle quitta la pièce à pas nerveux, et s’enfonça dans les couloirs obscurs. La nuit prit enfin pleinement possession de la pièce.

La porte s’ouvrit avec l’apparition du soleil à l’horizon. Une soubrette entra, arrangea rapidement les coussins, estima que cela suffirait, et sortit. Le son de la porte se refermant résonna entre les murs, puis mourut. La journée poursuivit tranquillement son cours.

Elle reparut vers le milieu de l’après-midi. Elle traversa sans hésiter la pièce, et s’arrêta devant la fenêtre. Son visage était blême, ses traits, tirés. Elle resta immobile un instant, puis se retourna, étouffa un sanglot, à moins que ce ne fut un soupir, et s’affala sur le lit bas. Elle flotta longuement entre semi conscience et sommeil agité. Elle ne se redressa que face au ciel flamboyant du couchant. Elle s’assit alors sur le bord et attendit. Un homme entra peu après.
« Ca va ? »
Elle réussit à sourire, mais son geste était démenti par ses lourds cernes et ses rides soucieuses.
« Vous avez réussi à vous reposer ?
-J’ai dormi un peu. Je vais bien. »
Et elle s’efforça à nouveau de sourire, mais son sourire était las et résigné.
« Que pensez-vous ? Il va s’en sortir ?
-Pour ce qui est de sa blessure physique, je suis confiante. Quant au reste… »Elle eut un geste vague. « Ce n’est pas de mon ressort. »
Il la regarda en plissant des yeux.
« Je suis sûr que vous pourriez faire quelque chose si vous le vouliez. »
Elle haussa les épaules. Il la regarda à nouveau fixement.
« Faites moi prévenir si vous changez d’avis. Je vais vous faire monter de quoi vous restaurer. »
Il quitta la pièce. Elle resta assise, épuisée et vaguement inquiète. Elle sentait un parfum de menace indistincte flottant dans l’air. Elle n’avait pas bougé quand on frappa faiblement à la porte.
« Entrez ! »
Deux valets pénétrèrent dans la pièce, portant l’un une table basse, l’autre un plateau chargé de nourriture et d’un pichet de vin clairet. Ils disposèrent le tout en bon ordre devant elle.
« Merci », dit-elle quand ils sortirent sans avoir dit un mot.
Elle mangea en silence, savourant son premier vrai repas depuis deux jours. Lorsqu’elle eût fini, elle s’approcha de la fenêtre, et contempla encore une fois la morne vue qu’elle offrait. On toqua pour débarrasser, et elle demanda alors l’autorisation d’aller chercher quelques plantes dans son bagage. On lui fit savoir qu’il serait fait part de sa demande. La porte se referma, et elle attendit. Le premier homme arriva peu de temps après, accompagné d’un deuxième individu au petit bouc grisonnant.
« Vous demandez des plantes ? »
C’était le premier homme qui avait parlé.
« En effet. Je désirerais me préparer une infusion.
-Cela n’altèrera pas vos capacités ? », s’enquit l’homme au bouc.
« Au contraire. J’ai besoin de calme et de sérénité pour me reposer. Et avec un dosage correct, les effets seront dissipés demain matin. »
L’homme ne parut qu’à demi convaincu. Son compagnon affichait une attitude franchement sceptique. Il demanda tout de même :
« De quelles plantes avez-vous besoin ?
-Je ne pense pas que vous soyez en mesure de les distinguer.
-Vous pouvez peut-être nous indiquer où elles sont rangées.
-Etant donné que vous avez fouillé mes affaires, vous devriez être parfaitement au courant que toutes mes plantes séchées se trouvent dans des bourses de cuir rouge, tous parfaitement identiques, et que vous ne pouvez donc les différencier. »
L’homme resta parfaitement impassible malgré l’accusation. L’homme au bouc hésita un instant.
« J’imagine que nous n’avons pas le choix. »
Il attendit en vain une réponse de son compagnon. Celui-ci la fixait calmement d’un regard impassible, puis laissa transparaître une trace de sourire amusé.
« Suivez-nous ! »
L’homme au bouc grisonnant sortit le premier, et elle lui emboîta le pas. Le troisième homme referma la porte. Seule une bougie jetait une lueur crachotante sur la pièce.

Elle revint quelque temps plus tard avec un assortiment de plantes dont l’effet ne se réduisait pourtant pas à apporter le calme et la sérénité. On lui apporta une bouilloire fumante et une chope. Elle observa les volutes brunes s’étirer dans l’eau chaude, puis but à petites gorgées l’infusion. Elle se prépara une deuxième tasse, puis une troisième. Une vague somnolence commença à l’envahir ; l’effet de la marjolaine commençait à se faire sentir. Elle souffla la bougie mourante et s’allongea.

Le soleil grimpa au zénith, puis amorça sa longue chute. La journée s’étira lentement, ponctuée par la valse des valets muets apportant les repas. L’ennui et l’attente lui pesaient, mais pas autant que l’inaction et l’immobilité. A la nuit tombée, elle s’étendit sur sa couche sans grand espoir, lasse mais non fatiguée. Elle avait réussi à somnoler un peu quand des coups insistants à la porte la tirèrent du sommeil.
« Venez vite ! »
Elle quitta la pièce en hâte.

Elle revint au cœur des heures les plus noires de la nuit, le teint hâve, les yeux injectés de sang, l’angoisse gravée sur ses traits. Il avait fait une rechute. Sa plaie avait commencé à s’infecter, et il était fiévreux, mais cela n’était pas grave. Sa blessure magique, par contre, n’avait fait qu’empirer, malgré les efforts furieux des mages. Sa trame était déchirée, et il menaçait de se dissoudre, dispersant sa substance magique au gré des vents, et cette dernière entraînerait la vie du souverain à sa suite. Alors qu’elle s’affairait au près du mourant, le conseiller l’avait fixé, d’un regard mi-implorant, mi-menaçant. Il savait, elle en était persuadée, il savait qu’elle maîtrisait suffisamment la magie pour pouvoir soigner l’empoisonnement magique du roi. Seulement, l’état du malade était tel qu’elle n’était pas sûre de pouvoir le sauver, d’une part, et d’autre part, elle n’était plus en position de négocier. Les idées et leurs objections tournoyaient dans son crâne trop étroit, et une violente douleur enserrait son front. Dehors, la nuit était trop noire, et la bougie qui l’avait guidée jusqu’ici n’émettait qu’une lumière blafarde et faiblissante. Elle s’assit sur le lit, se releva, déambula autour de la pièce, puis se rassit. Puis elle reprit son cycle infernal. Elle s’allongea finalement sur le lit, posa ses mains sur son ventre, sentant sa respiration artificiellement lente et tellement tendue. Elle essaya de relâcher ses muscles crispés, comme elle l’avait fait tant de fois auparavant dans des situations similaires, mais elle ne fit qu’échanger des muscles crispés contre des muscles tendus.
On frappa à la porte et entra sans attendre de réponse. L’aube crépitait alors sous l’horizon. Elle se releva vivement et fit face au conseiller.
« Qu’allez-vous faire ?
-La plaie a certes commencé à s’infecter, mais je pense pouvoirs contenir l’infection et éviter un empoisonnement généralisé du sang. Quant à la fièvre, elle peut parfois s’avérer bénéfique pour l’organisme, et il est toujours possible d’en traiter les symptômes grâce à…
-Je ne vous demande pas un compte-rendu médical qui m’indiffère au plus haut point. »
L’homme se tut et attendit.
« Je ne vous comprends pas.
-Admettons que je crois que vous ne pouvez pas soigner la blessure magique de notre roi. Peut-être pourriez-vous malgré tout guider nos guérisseurs ? Vous avez sûrement quelque connaissance des maléfices qu’emploient vos semblables.
-Les secrets des mages sont malheureusement bien trop précieux pour pouvoir être confiés à n’importe quelle ramasseuse d’herbes.
-Votre art ne se réduit pas à la connaissance des plantes.
-Il est vrai que j’emploie également divers minéraux et…
-Ne faites pas du bel esprit avec moi. Je ne suis pas d’humeur à apprécier. Vous pouvez employer la magie. »
Elle était mise exactement face au mur. Elle ne s’en tirerait pas par une pirouette. Elle ne pouvait plus biaiser. Elle considéra un instant de nier, mais l’homme pourrait trop facilement prouver qu’elle mentait.
« En effet, je peux lancer quelques sortilèges mineurs. Mais en aucun cas réussir là où une équipe expérimentée a échoué.
-Un seul compétent vaut bien mieux qu’une troupe d’incapables. Que voulez-vous ?
-Je ne demande rien. Les termes du contrat ont déjà été discutés. Il en va de votre honneur de le respecter.
-Je sais parfaitement ce qu’il a été convenu. Ce que je vous demande n’en fait pas partie. Je vous demande donc ce que vous désirez en échange de ce service supplémentaire.
-Je ne vois pas quel service supplémentaire je pourrais vous rendre.
-Je vous ai déjà dit que je ne suis pas d’humeur à accepter des rodomontades.
-Je suis sincère. Je déplore l’état du roi, mais je crains ne pouvoir faire plus pour l’aider. »
L’homme la fixa avec une fureur glaciale.
« Je vous laisse jusqu’au lever du soleil pour réfléchir à vos conditions. Sinon, j’imposerai les miennes propres. »
Il quitta la pièce. Elle retomba sur le lit.

L’or pâle de l’aube se frayait un chemin à travers les particules en suspension. Elle n’avait pas bougé. Elle n’avait même pas réfléchi, elle n’avait pas le choix. L’homme entra et ne parla pas.
« Qu’attendez-vous exactement de moi ?
-Ce que j’attends de vous ? Que vous sauviez mon souverain. Quant à ce que nous vous proposons en échange…Nous vous avons déjà offert la liberté, et la plupart de mes confrères sont d’avis de ne pas revenir là-dessus. »
Sa moue en disait long sur sa désapprobation des actions stupides sous prétexte de principes moraux.
« Je ne veux rien recevoir d’autre de vous que ma libération.
-C’est ce que je craignais. Nous n’avons rien à vous offrir, et nous avons besoin de votre coopération. Et le temps presse. »
Ils joutèrent un long moment du regard. Elle parut réfléchir intensément, puis soudain son visage s’empreignit d’une lassitude millénaire. Et comme un cheval se rue dans un dernier effort désespéré plus en avant dans le marais qui l’engloutit déjà, elle se jeta.
« Je soignerai votre roi.
-Pourquoi ?
-Je soignerai votre roi », répéta-t-elle simplement.
L’homme se replia devant son air résolu.
« Comme il vous plaira. Commencez dès à présent, si cela vous convient. »
Elle le suivit hors de la pièce. En sortant, elle murmura :
« Pour ... »
La fin de sa phrase se perdit dans le grincement de la porte qui se refermait douloureusement.

Le soleil atteint son zénith, puis teinta d’orangé les murs de la forteresse. La nuit imposa son empire de silence. Quelques rayons du soleil nouveau-né vinrent défier les ténèbres, et s’imposèrent doucement. Une soubrette poussa la porte, nettoya les restes de bougie consumée, aéra le lit, puis repartit aussi discrètement qu’elle était venue.

Elle ne reparut pas.
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"Debout au bord du lac se tenait une fine jument alezane, sa délicate silhouette se reflétant entre le bleu gris du ciel et l'herbe rase des prémisses de l'été."

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Toumaf
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MessagePosté le: 24 Juin 2007, 23:04    Sujet du message: Répondre en citant

Chapeau bas.
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Chevêche
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MessagePosté le: 28 Oct 2007, 11:27    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, je me permet de poster un petit lien vers un autre forum pour ceux qui se sentent la fibre littéraire. C'est pas super actif pour l'instant, c'est pour ça qu'il faut des gens ^^... Et c'est déjà pourri de taupins, alors n'hésitez plus!

http://ecripure.les-forums.com/forum/1/ecriture.html
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Jill-Jênn
Au fait, on t'avait dit d'arrêter de flooder


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MessagePosté le: 28 Oct 2007, 11:38    Sujet du message: Répondre en citant

Hmmm *hésite* Mr. Green
Parce que je ne me sens pas ne serait-ce qu'une once de fibre littéraire (quoique peut-être un peu), mais j'ai envie de voir Mr. Green
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« Être amoureux, ce n'est qu'une erreur de jugement temporaire. Un peu comme une maladie mentale. »
— Haruhi, dans La Mélancolie de Haruhi Suzumiya
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Chevêche
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Localisation: Au fond d'un bois, ou vers le clocher des Jacobins

MessagePosté le: 28 Oct 2007, 21:29    Sujet du message: Répondre en citant

Etant donné qu'il y a environ trois membres actifs à l'heure actuelle sur le forum, la sélection n'est pas trop rude...^^
_________________
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Toumaf
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Inscrit le: 25 Juin 2005
Messages: 738
Localisation: D'vant un problème de maths

MessagePosté le: 01 Nov 2007, 20:58    Sujet du message: Répondre en citant

Pas le courage de faire plus long (surtout que sur la fin ça devient du gros n'importe quoi) :
----
Bisou fin, si zélé, qu'on le croit malappris, compensant, lâche, tant d'ignobles actions. Non, repu le pet y est.
//
Bijou fin, ciselé. Con le croit mal à prix. Con pense en l'achetant "Dix nobles à Sion n'auraient pu le payer !"
-----------------------
Brève en tracas
Et longue en joie
Ventre acajou
Ange ouatée : tout
Trac ajourné.
Est ouverte la
Cage où Renée,
Verte, lactescente,
Joue, renaissante,
Et sent ta marque.
N'est-ce en toi
Qu'elle existe?
En toi qu'elle vit?
Hystérique elle vibre.
Quelle vie sans toi aurait-elle?
-----------------------
Toumaf, ou comment perdre son temps à écrire des trucs bizarres style Oulipo.
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Chevêche
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Messages: 718
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MessagePosté le: 03 Nov 2007, 17:20    Sujet du message: Répondre en citant

Génial les deux vers qui se répondent!
("Et ma blème araignée, ogre illogique et las,
Aimable, aime à régner au gris logis qu'elle a.", V. Hugo)
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Tom
Matheux (se)


Inscrit le: 14 Aoû 2007
Messages: 238

MessagePosté le: 03 Nov 2007, 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

Ce sont des holorimes ;)
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Jill-Jênn
Au fait, on t'avait dit d'arrêter de flooder


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Messages: 6360
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MessagePosté le: 04 Nov 2007, 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Chevêche a écrit:
Génial les deux vers qui se répondent!
("Et ma blème araignée, ogre illogique et las,
Aimable, aime à régner au gris logis qu'elle a.", V. Hugo)
Je connaissais : "N mis dans le plus grand des astres" (N : Napoléon), "Ennemis dans le plus grand désastre" Razz
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« Être amoureux, ce n'est qu'une erreur de jugement temporaire. Un peu comme une maladie mentale. »
— Haruhi, dans La Mélancolie de Haruhi Suzumiya
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Cerise
Admin gentil


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Messages: 3324
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MessagePosté le: 04 Nov 2007, 16:37    Sujet du message: Répondre en citant

Gal, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes.

____
Cerise, qui ne sais pas de qui c'est...
_________________
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Toumaf
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MessagePosté le: 05 Nov 2007, 2:08    Sujet du message: Répondre en citant

Je propose un concours d'holorimes. Very Happy
(non, je n'en referai pas, c'est looong)
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Chevêche
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MessagePosté le: 05 Nov 2007, 19:01    Sujet du message: Répondre en citant

Un concours d'holorimes...mmm....ça peut être sympa...à lire. Quant à moi, woarf! Je ne suis même pas fichue de faire une rime convenable! Mr. Green
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MessagePosté le: 05 Nov 2007, 22:08    Sujet du message: Répondre en citant

Les cépages croissent, durent d'enfer, l'éternité d'enfer.

Pardon :

Laids, c'est pas, je crois, si dur d'en faire, laids, ternis, pédants, fiers.
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